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Montmorencéens célèbres
Jean-Jacques Rousseau à
Montmorency
Charles Le Brun
André Grétry
Heinrich Heine
Rachel
La ville
aujourd’hui
Jean-Jacques
Rousseau à Montmorency
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Jean-Jacques Rousseau fut l’hôte de Montmorency de 1756 à
1762. Il y écrivit une partie importante de son œuvre, dont
la Lettre à d’Alembert, La Nouvelle Héloïse, le Contrat
social et l’Emile. Dans
Les Confessions ouvrage universellement connu, le philosophe cite
notre ville à maintes reprises et évoque divers épisodes de sa vie
au cours de cette période.
Il habita tout d’abord « l’Hermitage » (orthographe
utilisée dans ses œuvres), une petite demeure située à
l’emplacement du 10 rue de l’Ermitage, dans une
propriété appartenant à Madame d’Epinay. Une plaque, à la
jonction de cette rue avec l’avenue Georges-Clémenceau,
rappelle le séjour qu’il fit en cet endroit d’avril
1756 à décembre 1757. Mais l’Hermitage, ayant aussi appartenu
de 1798 à 1813 au musicien Grétry, qui y résida à plusieurs
reprises, a depuis lors été détruit.
S’étant brouillé avec Madame d’Epinay, Jean-Jacques
trouva refuge dans une petite maison rustique,
« le Montlouis », à la limite du bourg. Cette maison a résisté aux
épreuves du temps, et, avec une habitation construite en
mitoyenneté au XIXe siècle, elle constitue maintenant le musée
Jean-Jacques Rousseau.
La publication de l’Emile fut à l’origine du départ de
Jean-Jacques Rousseau de Montmorency. Cet ouvrage fut en effet
condamné par le Parlement qui décréta à l’encontre de son
auteur une « prise de corps ». Le 8 juin 1762, Rousseau
s’enfuit du Montlouis pour aller, de nuit, se réfugier chez
le maréchal de Luxembourg, son ami
et protecteur, qui habitait alors le
« Grand Château ». Il dut cependant s’éloigner de France et
gagna la Suisse. Dans la rue Saint-Denis, à proximité de la place
Charles-le-Brun, une plaque commémorative indique
l’emplacement de la porte par laquelle il quitta
définitivement Montmorency.
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Charles
Le Brun
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Peintre officiel de Louis XIV, Charles Le Brun se fit construire
à Montmorency une élégante demeure entourée de magnifiques jardins
aux nombreuses grottes, fontaines et bosquets. La mort de Colbert,
son protecteur, met fin à sa carrière de peintre officiel. Il se
retire alors à Montmorency où il continue de travailler
jusqu’en 1690, année de sa mort.
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André
Grétry
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Né à Liège en 1741, André Grétry fut un compositeur et un
musicien célèbre et admiré. Directeur de musique de la reine
Marie-Antoinette, il composa pour Madame du Barry, pour le duc de
Choiseul et fut nommé inspecteur du Conservatoire national de
musique.
On compte parmi ses plus grands succès Zémire et Azor (1771) et
l’Amant Jaloux (1778), mais ses nombreuses partitions
inspirées de sujets plus classiques, telles qu’Andromaque
(1780), ne suscitèrent pas le même enthousiasme. Il fut très admiré
de Robespierre, puis de Napoléon, qui lui alloua une pension.
Beaucoup de ses opéras s’adressaient en effet à la France
révolutionnaire. Il signa également des sonates pour piano et
quatuors à cordes.
C’est à l’âge de 57 ans qu’il arriva à
Montmorency, où il vécut, principalement à l’Ermitage,
jusqu’à sa mort en 1813.
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Heinrich
Heine
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Né en Prusse en 1797, Henri Heine est un des grands poètes
allemands du XIXe siècle. Emigré en France dès 1831, il
s’installe entre 1845 et 1847 rue de la Châtaigneraie. Il a
laissé des Lamentations, Mélodies ou encore des Tableaux de voyage,
au style enjoué et élégant.
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Rachel
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Certes moins connue que Sarah Bernhardt qu’elle précéda
dans la tragédie, Elisabeth-Rachel Félix apporta un nouveau souffle
au théâtre.
Née en Suisse en 1821 d’une famille de colporteurs juifs,
elle dut très vite subvenir à ses besoins en chantant dans les
rues. Elle prit des cours de déclamation et débuta sur la scène du
Gymnase le 24 juillet 1837, dans la Vendéenne, une pièce de Paul
Duport qui n’eut aucun succès !
Mais ce mauvais début fut vite rattrapé puisqu’elle débuta à
la Comédie-Française l’année suivante, en 1838, dans Horace,
de Pierre Corneille, où elle interpréta le rôle de Camille. Il
s’ensuivit une carrière
triomphale, au cours de laquelle elle interpréta toutes les
héroïnes du théâtre classique. Elle excella à faire revivre la
tragédie classique face au drame romantique. Par la simplicité de
son jeu et de ses gestes, par la sobriété et la pureté de sa
diction, elle remit à la mode la tragédie dont la grandiloquence
lassait.
Sa santé délicate l’amena à Montmo-rency, rue de la
Châtaigneraie, pour une cure de repos et d’air pur. Elle
décéda en 1858, âgée de 37 ans.
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La ville
aujourd’hui
Depuis plus de 3 siècles, Montmorency s’est acquis la
réputation d’une ville résidentielle et, malgré les
bouleversements dus à l’urbanisation et aux techniques
modernes, celle-ci s’est maintenue jusqu’à
l’époque actuelle. Certes sa population a considérablement
augmenté, la totalité de son territoire étant maintenant urbanisé.
On estime en effet que le nombre de ses habitants au milieu du
XVIIIe siècle était de l’ordre de 1 500 à 2 000, alors
qu’il atteint environ 21 000 actuellement. Mais cette
densification s’est faite sans que soit profondément modifié
le tissu urbain propre à notre cité. A l’exception de la zone
artisanale du secteur des Champeaux, fort active mais peu étendue,
il n’existe que très peu
d’établissements industriels et encore ceux-ci sont-ils
d’importance limitée. Certains quartiers périphériques
possèdent tout un réseau de sentes et de chemins agrestes pleins de
charme. Ils sont une survivance de l’époque où des activités
agricoles et arboricoles (dont la culture de la vigne et des arbres
fruitiers, poiriers et cerisiers) s’exerçaient à Montmorency.
Des itinéraires de promenades ont pu y être tracés. Soigneusement
entretenus par les services de la Ville, ils font l’objet
d’un fascicule décrivant 7 circuits pédestres. Celui-ci est
disponible à l’Office de Tourisme.
Ainsi, Montmorency, qui a conservé son pittoresque centre ancien,
lieu de rencontres privilégiées lors des jours de marché, a su
garder des caractéristiques de ville aérée, et, dans nombre de ses
quartiers, de ville verte faisant une large place à la
nature.
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