Sites remarquables

Venez découvrir les sites remarquables de Montmorency

Collégiale Saint-Martin L’Orangerie
L’Hôtel de Ville
Le château du duc de Dino
La place Roger-Levanneur
Le Musée Jean-Jacques Rousseau


Collégiale Saint-Martin

Au début du XVIe siècle, le baron Guillaume décida de construire une église qui servirait de sépulture aux Montmorency. Il édifia le chœur à partir de 1515. Son fils, le Connétable Anne, continua son œuvre et, sous la direction de Jean Bullant, fit ériger la nef de 1527 à 1563.
D’abord desservie par un collège de chanoines, elle devint église paroissiale en 1631 lorsque Henri II de Montmorency autorisa l’usage de sa chapelle par les habitants.
A cette époque, d’importants mausolées se dressaient dans le chœur et dans la nef. Ces monuments étaient placés au-dessus des caveaux où reposaient les corps. L’un des plus remarquables était celui d’Anne de Montmorency et de son épouse Madeleine de Savoie.
Au cours de la Révolution, ces mausolées furent détruits ou démantelés. Certains éléments purent cependant être sauvés : les gisants d’Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie sont visibles au Louvre.

A partir de 1881, l’architecte Lucien Magne entreprit la réparation des dégâts provoqués par la Révolution et l’achèvement de la Collégiale en construisant le clocher, la nouvelle sacristie et la façade occidentale. Celle-ci comporte depuis lors un grand vitrail commémorant la bataille de Bouvines (1214) au cours de laquelle s’illustra le Connétable Mathieu II de Montmorency. Les vitraux du XVIe siècle furent restaurés, puis 7 verrières, consacrées aux descendants du Connétable Anne de Montmorency, furent réalisées. Ces travaux se terminèrent en 1910.

Dominant le chevet, une belle statue d’ange en cuivre doré - récemment remise en place par les Bâtiments de France - resplendit sur le faîtage de l’abside.
Les verrières constituent la partie la plus remarquable de la Collégiale : sur 24 fenêtres, 14 supportent des vitraux du XVIe siècle peu restaurés, 8 des réalisations de la fin du XIXe ou du début du XXe, 2 enfin ne possèdent pas de vitraux. Les plus anciens représentent le meilleur exemple de cet art au XVIe siècle et apportent une documentation historique de valeur quant aux détails et aux personnages, car la plupart ont été exécutés du vivant même du sujet, comme des portraits.
Après 1832, notre région abrita des notables polonais chassés de leur pays par la répression des puissances occupantes. Plusieurs monuments évoquent leur souvenir dans la Collégiale.

Source de documentation :
René Baillargeat : L’église collégiale Saint-Martin de Montmorency
Jacqueline Rabasse et André Duchesne : Collégiale Saint-Martin (en vente à l’Office de Tourisme - 1, avenue Foch)


L’Orangerie

En 1670, Charles Le Brun acquiert une propriété à Montmorency et y construit un magnifique château entouré d’un grand parc, un véritable « petit Versailles ». Au début du XVIIIe siècle, le financier et mécène Pierre Crozat achète la demeure et, cédant à la mode de l’époque, édifie une orangerie dans les jardins. La culture de l’oranger fut, dès le XVIe siècle, une grande passion pour les Européens. Pour protéger ces arbres fragiles des gelées hivernales, des abris spéciaux étaient nécessaires.


En 1890, son nouveau propriétaire en fait un parc d’attractions comportant un restaurant, une salle de bal et de concert, un grand manège d’équitation dans le parc, un lac pour faire du canotage. En 1904, le lac est comblé et le parc, divisé en lotissement, occupé par des pavillons. En 1975, le bâtiment est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. En 1984, le Conseil municipal décide de racheter l’Orangerie, d’y installer le Conservatoire, inspiré et conseillé par Jacques Charpentier. La restauration est confiée aux monuments historiques et sous la direction de M. Maj, architecte des Bâtiments de France, les travaux s’achèvent au printemps 1992.



L’Hôtel de Ville
En 1788, un riche bourgeois parisien, Nicolas Louis Goix, fait construire une élégante demeure de style néo-classique, qui est devenue, en 1906, l’Hôtel de Ville de Montmorency.
Ce bâtiment était situé dans un parc de 13 hectares qui s’étendait approximativement de l’actuelle avenue Foch jusqu’à la rue des Cornouillers vers le Nord. Sa limite ouest était la rue de Jaigny. La rue Saint-Jacques, devenue la rue Théophile-Vacher, le limitait à l’Est.
Ce parc a été loti par l’un de ses propriétaires, Rey de Foresta - maire de Montmorency de 1865 à 1880. L’ordonnance du parc conservé par celui-ci n’a guère changé depuis cette époque.


Le château du duc de Dino

A la suite de la construction du « Grand Château », le parc fut vendu après division. La partie la plus importante, située entre l’actuel boulevard de l’Orangerie et ce qui est devenu l’avenue Charles-de-Gaulle, échoit en 1879 au banquier Léopold Sée qui entreprend de redonner vie au domaine. Il y fait construire des bâtiments qui constituent les communs de l’actuel château et débute la construction de ce dernier.
En 1887, le duc de Dino, arrière-petit-neveu du grand Talleyrand, devenu propriétaire du domaine, reprend les travaux engagés par Sée et termine la construction du château. Il le laisse à sa mort, en 1894, tel qu’il se présente actuellement.


Ce château et une partie du parc qui l’entoure sont devenus propriété de la Ville de Montmorency en 1991. Une maison d’enfants gérée par l’Association MARS 95 (Mouvement Associatif d’Action et de Réadapta-tion Sociale du Val-d’Oise) occupe actuellement ces divers bâtiments.


La place Roger-Levanneur

 

Cette place, véritable cœur de la ville, doit son nom à un jeune patriote, Roger Levanneur, qui, lors de la libération de notre ville, en août 1944, fut arrêté par les Allemands et torturé à mort.
Cette ancienne « Place du Marché », entourée de maisons pour la plupart du XIXe siècle, à l’exception de son côté sud, est toujours un lieu de rencontres animé, principalement lors des marchés du mercredi et du dimanche matin.
A l’angle de la rue de Pontoise, le café-restaurant « Au Cheval Blanc », dont l’origine remonte à 1739, est surmonté d’une enseigne dont l’original (actuellement au musée Jean- Jacques-Rousseau) est l’œuvre des peintres Gérard et Isabey qui, sous le règne de Louis-Philippe, s’acquittèrent ainsi des dettes qu’ils avaient contractées auprès de l’aubergiste.




Le Musée Jean-Jacques Rousseau

En décembre 1757, Jean-Jacques Rousseau quitte l’Ermitage et loue une petite maison au Mont-Louis. Agrandie au cours du XIXe siècle, elle abrite maintenant le musée consacré au Philosophe.
On peut y voir, au premier étage la modeste chambre du philosophe et, au rez-de-chaussée, la cuisine et la chambre de sa compagne Thérèse Levasseur.
Dans le fond du jardin, en contrebas de l’actuelle rue du Montlouis, se trouve un petit pavillon dans lequel Rousseau installa son cabinet de travail qu’il appelait « le donjon ». Jouxtant le musée, « la Maison des Commères » était la demeure de 2 ecclésiastiques qui, voisins de Rousseau, se répandaient en commérages à son sujet.

Cette maison, acquise par la ville en 1974, est devenue un centre d’études consacré au XVIIIe siècle et à Jean-Jacques Rousseau. Celui-ci comporte une importante bibliothèque spécialisée dans ce domaine.


  idf Valdoise cavam